vide point . rose trou
exposition personnelle
du 08/10/2014 au 22/11/2014
arts factory _ bastille

27 rue de charonne 75011 paris _ métro : ledru-rollin & bastille
du lundi au samedi de 12h30 à 19h30 _ infoline : +33(0)6 22 85 35 86
vernissage le mardi 7 octobre 2015 de 17h à 21h
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© blanquet courtesy arts factory


Plus de sept ans après son dernier solo show parisien, Stéphane Blanquet investit du 8 octobre au 22 novembre les quatre niveaux de la galerie Arts Factory avec une nouvelle exposition événement. Fascinante immersion dans l’univers d’un artiste à l’impressionnante boulimie d'expériences graphiques et plastiques, "Vide Point . Rose Trou" plonge le public dans une suffocante jungle obsessionnelle. Volontiers foisonnant, l’accrochage mixe peintures, dessins, installations et sculptures, dont une centaine d'oeuvres inédites spécialement créées pour l'occasion. Il dévoile une galerie de personnages souvent seuls, exclus, humiliés où l'on croise pêle-mêle : femmes et hommes déviants, enfants martyres, corps désinhibés, créatures chimériques difformes ou organiques. Une déambulation visuelle résolument déstabilisante qui s'achève par la projection du court-métrage "La Cornée", réalisé en 2012 dans le cadre du Laboratoire d'Images diffusé par Canal+.
 
L’espace librairie de la galerie fait par ailleurs la part belle aux productions United Dead Artists. Cette maison d’édition fondée par Blanquet, publie via un gargantuesque catalogue - près de 80 références au compteur depuis 2088 - le meilleur de la scène graphique internationale en proposant de véritables livres d’art au tarif kiosque. Dans la lignée de la notion d'Art Modeste chère à Hervé di Rosa, elle réalise également avec la complicité des artistes maison les très recherchés Ultra Dead Toys, une collection de jouets en plastique vendue exclusivement sur le net.
 
© blanquet courtesy arts factory
blanquet - "ombres tramées", 2014 - acrylique sur papier - 31 x 41 cm
 
Né en 1973, Stéphane Blanquet vit et travaille en région parisienne. Dessinateur, plasticien, metteur en scène, réalisateur, il a derrière lui un long parcours dans le milieu de l’édition et de l’illustration, où il se fait tout d’abord connaître par ses graphzines Chacal Puant (1990) et La Monstrueuse (primé à Angoulême en 1996). Très vite considéré comme l'un des fers de lance de la nouvelle bande dessinée, son univers tourmenté ne laisse personne indifférent et déborde largement du cadre de ses livres édités chez Cornélius, Alain Beaulet, L’Association, Gallimard ou Albin Michel. En 2001, il publie l’un de ses albums les plus marquants, La nouvelle aux pis, roman graphique tout en ombres chinoises, salué par la critique. Dans la même veine mais encore plus sombre, suivra en 2007, La Vénéneuse aux deux éperons.
 
En 2003, il troque le papier pour la peau avec Sur l'épiderme, un ouvrage singulier de peintures sur corps photographiées. Au-delà de sa production purement graphique, Blanquet affectionne les objets atypiques et a souvent réalisé des œuvres ou installations en volumes. Il explore également dès 1997 le champ du cinéma d'animation avec les Histoires Muettes, une série de 26 épisodes d'une minute pour Canal +, compilés avec plusieurs courts-métrages dans Les Réanimations, un superbe DVD désormais épuisé. Après avoir collaboré en 2006 avec le metteur en scène Jean Lambert-Wild sur la pièce de théâtre Sade Songs (adaptation musicale du Marquis de Sade, dont il a pensé les décors et les costumes), il occupe à partir de 2007 le poste de directeur oculaire du Centre Dramatique National de Normandie / Comédie de Caen. Leur deuxième création, Comment ai-je pu tenir la dedans ?, une fable inspirée par La chèvre de Monsieur Seguin est un succès international, nominée aux Molières et déjà jouée plus de 300 fois. Elle sera suivie du spectacle War Street War en 2012. A noter que le duo travaille actuellement sur une adaptation d'Ubu Roi d'Alfred Jarry pour le théâtre Tbilisi en Georgie.
 
Côté expositions, le Labyrinthique intestin produit en 2006 pour les Rencontres du 9e Art d’Aix-en-Provence permet à Stéphane Blanquet de déployer son tentaculaire imaginaire au sein d’un vaste dispositif scénographique. Elle sera suivie en 2007 par Blanquet s’ouvre la panse, présentée à Paris par Arts Factory. En 2009, Blanquet construit un train fantôme au sein du Musée d’Art Contemporain de Lyon, à l’occasion de l’exposition Quintet dont il partage l’affiche avec Masse, Gilbert Shelton, Joost Swarte et Chris Ware. A la suite de l'importante rétrospective que lui a consacré en 2012 le Wharf - Centre d'Art Contemporain de Basse Normandie, il conçoit A distorted forest ; une installation pour le Musée d'Art Contemporain de Singapour, prélude au one man show Les rêves engloutis, programmé dans ce même musée au mois de mai 2013 grâce au soutien de la galerie Fuman Art avec laquelle Stéphane Blanquet développe de nombreux projets à l'international.
 
© blanquet courtesy arts factory
 
© blanquet courtesy arts factory
 
© blanquet courtesy arts factory
blanquet - mises en couleur numérique, 2014
blanquet - "le baiser", 2013 - encre de chine sur papier - 15x10 cm

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