welcome to my world !
exposition personnelle
du 23/04/2014 au 07/06/2014
arts factory _ bastille

27 rue de charonne 75011 paris _ métro : ledru-rollin & bastille
du lundi au samedi de 12h30 à 19h30 _ infoline : +33(0)6 22 85 35 86
vernissage le mardi 22 avril 2014 de 17h à 21h
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© daniel johnston courtesy arts factory


Après avoir été programmée au Lieu Unique et à la prestigieuse Collection de l'Art Brut, l'exposition "Welcome to my world !" fait étape au Stadthaus Museum de Ulm (Allemagne), du 13 juillet au 17 novembre 2013. Conçu en étroite collaboration avec Daniel Johnston, ses proches et la galerie nomade Arts Factory, cet ensemble inédit présente plus de 200 pièces : dessins originaux, carnets de croquis, archives, fan mail, documentaires. Il propose une véritable immersion dans une oeuvre graphique et musicale couvrant désormais trois décennies.

Artiste culte de la scène alternative américaine, Daniel Johnston est né en 1961 à Sacramento. Il vit et travaille aujourd'hui au Texas. Soutenu par Sonic Youth, Larry Clark, David Bowie ou encore Matt Groening, il est avec ses incroyables mélodies et son sens de l'interprétation parfois rudimentaire considéré comme le père putatif de l'Anti-Folk ; un mouvement qui fait son apparition à New York au milieu des 80's, puisant ses racines aussi bien dans le punk, le rock garage que le folk traditionnel américain.
 

© daniel johnston courtesy arts factory
daniel johnston - "captain, the duck & the frog", 1998 - stylo bille et feutre sur papier - 21,5 x 28 cm

Malgré son passage en école d'art et une évidente maîtrise du piano, Daniel Johnston reste souvent catalogué artiste brut version pop music en raison des sérieux troubles psychologiques qui ont perturbé son parcours créatif dès l'adolescence. Adepte du Do it Yourself, il enregistre ses premières chansons au tout début des années 80 sur des cassettes qu'il distribue ensuite dans la rue. Les désormais classiques "Songs of pain", "Hi How are you ?" et "Yip Jump Music" paraîtront à l'origine sur ce format. Daniel compose et dessine à ce moment-là depuis quelques années, notamment pour impressionner Laurie, un coup de foudre à sens unique qui est encore aujourd'hui une inépuisable source d'inspiration, aux cotés des Beatles, Brian Wilson ou Jack Kirby.

Plusieurs apparitions sur MTV et le patronage intensif de Kurt Cobain vont permettre à Daniel Johnston de passer des enregistrements lo-fi de ses débuts à des albums plus élaborés à l'instar de "Fun" (1994), "Rejected Unknown" (1999), "Fear Yourself" (2002) ou "Is and always was" (2009). La double compilation "Discovered / Covered" (2004) qui rassemble les versions originales de ses standards couplées à des reprises par Beck, Tom Waits ou encore Mercury Rev, et la sortie cinéma du documentaire de Jeff Feuerzeig "The Devil and Daniel Johnston" primé au Festival de Sundance en 2005, ont par la suite largement contribué à élargir son public.
 

© daniel johnston courtesy arts factory
daniel johnston - "the incredible dangeous hulk", 2002 - technique mixte sur papier - 21,5 x 28 cm

Saluée par le monde de l'art contemporain avec de nombreuses expositions en galerie et une participation remarquée à la Biennale du Whitney Musem de New York en 2006, la production graphique de Daniel Johnston est particulièrement foisonnante. Ses dessins - généralement réalisés de façon compulsive au feutre et au stylo bille - décrivent d'hallucinantes saynètes aux compositions implacables. Sur le papier, les héros des comics favoris du jeune Daniel (Captain America, Hulk, Casper le fantôme …) reviennent livrer une lutte sans pitié contre les forces du Mal. Ils sont secondés dans cette tâche par Jeremiah la grenouille et Joe le boxeur trépané, deux de ses principaux alter-ego, qui renvoient régulièrement dans leurs cordes Satan en personne, des hordes de freaks nostalgiques de la croix gammée et de plantureuses tentatrices décidées à les éloigner du droit chemin. Cette mythologie clairement manichéenne, associant de façon obsessionnelle références chrétiennes, historiques et culture pop, prolonge les thèmes intimement liés à la vie du chanteur. Elle ouvre par ailleurs d'autres pistes en évoquant la schizophrénie d'un american way of life que Daniel Johnston semble observer en éternel outsider.


 en co-production avec le lieu unique / scène nationale de nantes

le lieu unique

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