"blue" - cyanotypes
exposition + showcase
du 25/08/2015 au 29/08/2015
arts factory _ bastille
27 rue de charonne 75011 paris _ métro : ledru-rollin & bastille
du lundi au samedi de 12h30 à 19h30 _ infoline : +33(0)6 22 85 35 86
showcase exceptionnel le vendredi 28 août à 19h30 # event facebook #

ALA.NI est londonienne. Ses parents sont originaires de Grenade, une petite île des Caraïbes (dont son père célèbre le souvenir en jouant de la basse dans un groupe de reggae-calypso). Cʼest une enfant de la balle, qui avance en rebondissant de projet en projet. Toute petite, à 3 ans, elle prend des leçons de ballet, et cʼest le premier coup de foudre, sous la forme dʼun arc-en-ciel. « On terminait toujours en chantant Over The Rainbow. Cʼétait dans une église, avec un immense vitrail et la lumière colorée qui se diffusait dans la pièce. Ce moment mʼa marqué. Cʼest aussi là que jʼai commencé à chanter ». La suite de sa vie, jusquʼà lʼâge adulte, est une grande trajectoire en forme de boucle, et en chaussons de danse. ALA.NI continue à danser, tout en chantant de plus en plus (avec une prédilection pour le répertoire des comédies musicales américaines). « Chanter, cʼest de la technique et de la discipline, un engagement qui prend des années ».
Deux mois plus tard, ALA.NI est à Grenade chez ses grands-parents, où elle compose sa première chanson au milieu de la nuit. Cʼest Cherry Blossom, éclose sur le Spring EP, et quʼon aime plus quʼun peu, plus que beaucoup, passionnément, à la folie, à la folie douce. Car il y a dans les chansons dʼALA.NI (quʼelle a enregistrées à Londres) un véritable enchantement. Ce sont des chansons étonnantes, courtes, presque nues, à peine arrangées et instrumentalisées, dont la grâce tient à fil, et principalement à la performance vocale dʼALA.NI. Des chansons qui se souviennent des comédies musicales luxuriantes de Broadway, mais interprétées comme du folk de chambre, minimaliste et zen. Après avoir entendu ses quelques enregistrements, on a vu ALA.NI en vrai, en live, et on a ainsi pu découvrir quʼelle avait aussi le don dʼémouvoir aux larmes, avec une voix dʼune puissance retenue inouïe - il faut aller voir, et revoir, avec un paquet de mouchoirs, le morceau Darkness At Noon quʼelle a chanté pour un Concert à emporter de la Blogothèque. Ce morceau, Darkness At Noon, sortira après lʼété sur le Autumn ep dʼALA.NI. Car la chanteuse, en plus de faire une musique exceptionnelle (dans lʼécriture comme lʼinterprétation), ne la diffuse pas comme tout le monde. Elle la distille et fait monter le désir. Pas de premier album en 2015, mais quatre ep saisonniers de trois chansons chacun, soit douze à lʼarrivée, comme les mois de lʼannée. Le Summer ep vient de sortir, il est magnifique, et pour une fois, on attend lʼautomne, puis lʼhiver. Et à la fin, il faudra inventer une cinquième saison, parce quʼon ne peut déjà plus se passer dʼ ALA.NI.



alani - "come to me", 2015 - tirages cyanotypes - 15 x 20,5 cm







